Un petit conte avant le WE : La valeur de la personne

 

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20 $. Il demande aux gens :

Qui aimerait avoir ce billet ?

Les mains commencent à se lever alors il dit :

Je vais donner ce billet de 20$ à quelqu’un de vous mais avant, laisser moi faire quelque chose avec.

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :

Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?

Les mains continuent à se lever.

Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il jette le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher. Ensuite il demande :

Qui veut encore avoir ce billet ?

Évidemment, les mains continuent de se lever !

 

– Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon …Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 20 $. Plusieurs fois dans votre vie vous setirez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les  événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé. Elle ne change pas aux yeux des gens qui vous aiment ! La valeur d’une personne ne tient pas à ce l’on fait ou pas.  Vous pourrez toujours  recommencer et atteindre vos objectifs. Cela ne change rien, votre valeur  intrinsèque est toujours intacte.

Moralité : même si je suis chiffonné par la vie, par les circonstances, je demeure le même. “je suis”  est la première valeur, celle qui ne change pas, la Personne spirituelle est cette valeur qui demeure même si moi, mon petit ego est chiffonné dans l’un des ses personnages, vexé, blessé, réduit à rien dans le jugement. « je suis nul », « je ne vaux rien », c’est le mélodrame de l’ego déçu, floué, atteint dans son amour-propre. Pourtant la Personne demeure, c’est elle qui est aimée, même quand le personnage a perdu de son brillant, même quand la vie vous met dans la positions du perdant et du raté. Seul le regard de l’amour voit la personne. L’amour de soi a donc aussi un sens, quand il se rapporte à la personne. Par contre le regard du jugement est implacable. Il mesure, compare, disqualifie. C’est lui qui donne son importance durable au fait d’être « froissés, rejetés, souillés ».

Share Button

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>