Les 7 fausses croyances à propos du coaching

Belief


Il existe un certain nombre de croyances liées au métier du coaching ou à la posture du coach dans l’esprit des gens ! Probablement véhiculées par les médias, la culture collective, les « j’ai entendu dire que… », les « j’ai mon beau-frère qui a fait appel à un coach… », etc.

Ces croyances sont sources de préjugés, de méfiances et d’illusions. De plus, elles freinent certaines personnes à franchir le pas pour faire appel à un coach.

  • Croyance fausse n°1 : avoir recours à un coach, c’est être faible

C’est peut-être la croyance la plus répandue. Il en est de même quand on consulte un psychologue ou un psychothérapeute. Beaucoup n’osent pas le dire, de peur de passer pour quelqu’un de fou ou de faible.

En réalité, se faire accompagner c’est faire preuve d’humilité. C’est avoir compris que seul vous n’arriverez pas à tout surmonter et que vous avez besoin d’un regard extérieur pour changer ou progresser. C’est accepter que vous pouvez être aidé. C’est aussi accepter que vous pouvez changer.

 Et puis on peut consulter un coach alors que « tout va bien ». Cela prend alors la forme d’un coaching de maintenance, ou de développement. C’est le cas par exemple si on veut développer un talent au niveau supérieur. Ou alors dans le cas des sportifs de haut niveau : le coach mental est là pour préparer l’athlète à exceller dans sa discipline.

  • Croyance fausse n°2 : le coaching, c’est de la bêtise, cela ne sert à rien

 Cette croyance va de paire avec la précédente. Quand on croit que le coaching est pour les faibles, on pense souvent que le processus en lui-même ne sert à rien.

Pour être exact, la personne qui croit cela devrait plutôt dire que cela ne LUI sert à rien. Ceci afin d’éviter la généralisation.

Mais cela veut dire aussi qu’une porte possible du changement est verrouillée à double tour chez la personne. Soit elle ne veut pas évoluer, soit elle se convainc qu’elle n’a pas à évoluer et donc que tout processus de changement ne peut fonctionner sur elle. La boucle de l’immobilisme est bouclée.

Le coaching ne prétend pas tout résoudre. En revanche il peut être d’une efficacité redoutable dans certains domaines tels que la reconversion professionnelle, la confiance en soi ou la prise de décision. 

  • Croyance fausse n°3 : le coach est un gourou

Certains coachs peuvent en effet prendre la grosse tête et se sentir en toute puissance. A la manière d’un gourou. C’est le cas si le coach prétend pouvoir tout résoudre et qu’il est l’homme ou la femme de toutes les situations. C’est celui qui accompagne « à l’intuition, comme il le sent ».

Fort heureusement, la majorité des coachs est formée et ne rentre pas dans ces cas-là. Les coachs restent avant tout des êtres humains comme vous et moi.

En cas de doute, demandez quelle formation a suivi le coach et quels sont ses cadres de référence. Il existe d’ailleurs plusieurs voies pour trouver son coach.

  • Croyance fausse n°4 : le coaching provoque des dégâts psychologiques

La déontologie du métier de coach impose la confidentialité des séances de coaching. Le client dispose d’un espace sécurisé où il peut s’exprimer librement. Il peut dire des choses qu’il n’a jamais osé dire à quiconque. Le coach sait cela.

Les échanges peuvent très bien porter sur la psychologie comportementale du client. Le risque de dégâts psychologiques est alors bien réel si le coach n’a pas fait suffisamment de travail sur lui.

Le coach professionnel est conscient de l’impact qu’il a sur son client.

C’est pour cela qu’il travaille sur lui-même et qu’il doit être supervisé dans sa pratique par un coach plus expérimenté. Ainsi le coach n’est pas emporté émotionnellement ou psychologiquement par ce que lui dévoile son client. Ce qui sécurise le coaching.

  • Croyance fausse n°5 : le coaching, c’est comme une psychothérapie

 Pour sortir de cette croyance, il est impératif de comprendre la différence entre la psychothérapie et le coaching.

Pour faire simple, la psychothérapie cherche les traumatismes vécus dans l’histoire passée du client, souvent l’enfance, pour vivre un présent plus serein. Il n’y a pas d’objectif à une psychothérapie, à part se sentir mieux. Et la psychothérapie n’est pas bornée dans le temps. Elle peut durer plusieurs années, tant que la relation est nourrissante pour le client.

A contrario, le coaching part d’une situation présente pour atteindre un état voulu dans le futur. Il y a toujours un ou plusieurs objectifs quantifiables dans un coaching. De plus, le coaching se limite dans le temps. Il dure en moyenne de 3 à 9 mois.

 Le risque est réel qu’un coaching dévie en psychothérapie si le coach accorde plus d’importance aux blessures du passé qu’aux challenges du futur. Le coach professionnel est au courant de cela. Il sait qu’il peut s’en tenir au cadre prévu dès le début avec les objectifs.

  • Croyance fausse n°6 : le coach va trouver toutes les solutions à mes problèmes

Croire que le coach va résoudre tous les problèmes de son client, c’est méconnaître le processus même du coaching.

Le travail du coach est de poser les questions pertinentes qui permettront au client de trouver les propres réponses à ses problèmes.

C’est l’opposé des solutions toutes faites d’un consultant qui arriverait avec un guide en 10 étapes sur comment résoudre VOTRE problème.

Le coaching est avant tout un processus d’émergence qui vise à rendre le client autonome pour qu’il trouve le chemin qui lui correspond personnellement.

Le coach est bien entendu présent pour fournir un cadre sécurisant qui va permettre l’émergence de solutions. Et c’est souvent la relation coach-client qui permet au client de trouver sa voie.

Le coach est un catalyseur. Les ressources, vous les avez déjà en vous. Elles sont juste parfois cachées ou vous semblent inaccessibles.

  • Croyance fausse n°7 : le coaching va aboutir automatiquement et rapidement sur un résultat concret

 Dans notre société du plaisir immédiat et facile, le coaching apparaît aussi comme un processus qui doit apporter un résultat concret. Autrement il ne sert à rien.

Il existe un paradoxe dans le coaching. C’est celui d’envisager que le coaching ne vous apportera rien. Qu’il n’aura aucun effet escompté. Cet état d’esprit aide à ne rien attendre du coaching, et paradoxalement, permet l’émergence de résultats.

Le coaching implique de laisser du temps au temps. De prendre du temps pour la Vie. C’est d’ailleurs souvent un moment où on peut ralentir, où il est également permis de se tromper sans danger. Le coaching, c’est accepter de prendre du temps maintenant pour en gagner un maximum à moyen et long terme.

Au fond, le coaching est plutôt …

  • Un regard extérieur et pertinent sur sa problématique
  • Une possibilité d’évoluer
  • Un lieu pour se ressourcer
  • Un moment privilégié que l’on s’accorde pour soi
  • Une écoute bienveillante
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